Je reproduis ici un des ouvrages fondateurs de la science des orchidées, tombé dans le domaine public : Les Orchidées : Culture, Propagation, Nomenclature, de G. Delchevalerie.

Ce vénérable ouvrage paru en 1878 n’a rien perdu de sa pertinence, et propose toujours aujourd’hui un contenu d’excellente qualité que vous pourrez utiliser pour développer vos connaissances dans l’art de cultiver ses magnifiques fleurs !

Considérations Générales sur les Orchidées

Dans les pays où croissent les Orchidées cultivées dans nos serres chaudes et tempérées, on désigne vulgairement sous le nom de ferres chaudes les parties qui commencent au niveau de la mer, et qui s’élèvent jusqu’à 2,000 pieds; de terres tempérées celles qui comprennent toute la région tempérée entre 2,000 et 6,000 pieds, et de terres froides, les régions qui se trouvent au-dessus de 6,000 pieds d’altitude.

Les terres chaudes comprenant généralement les plages arides et desséchées par un soleil brûlant, ne renferment qu’un petit nombre d’Orchidées, et, d’après M. de Humboldt, ce serait dans la zone tempérée et même dans la partie la moins chaude, entre 4,800 et 6,600 pieds au-dessus du niveau
le la mer, qu’habitent le plus grand nombre et les plus belles espèces ; ce serait donc sous l’influence d’une température dépassant rarement 28° centigrades et ne descendant jamais au-dessous de 12°, que croissent naturellement les Orchidées  cultivées dans nos serres chaudes. Il n’est donc pas nécessaire, ainsi qu’on l’a cru longtemps, de leur procurer la température des terres chaudes, puisqu’elles croissent pour la plupart dans les zones tempérées ; celles qui croissent à des hauteurs plus considérables encore peuvent être cultivées en serre tempérée et même en serre froide.

Le climat des pays où croissent les Orchidées varie sensiblement selon la latitude ou l’altitude des lieux ; ainsi, en partant de la côte ou des plaines basses du niveau de la mer, pour se diriger vers les montagnes et les plateaux de l’intérieur, on arriverait de la zone torride, où la chaleur est excessive, en passant par les zones tièdes et tempérées, aux régions froides et glaciales où les neiges sont éternelles. La zone tempérée de l’Amérique équatoriale est un des climats les plus favorables du monde à la végétation ; sous ses diverses latitudes, où les rayons du soleil sont presque verticaux pendant l’année entière, on désigne l’hiver comme la saison des pluies et de la végétation, tandis que l’été est la saison de la sécheresse et du repos des végétaux.

Les Orchidées doivent manifestement se ressentir dans nos serres des alternances des saisons sèches et pluvieuses de leur pays ; c’est pour cette raison qu’après leur période végétative, il faut leur procurer un état de sécheresse plus ou moins absolu jusqu’au retour de la végétation.

On trouve les Orchidées épiphytes à l’état sauvage, sous l’ombre épaisse des forêts vierges, souvent appuyées sur des troncs ou des branches d’arbres, dans les vallées renfermant une chaleur humide suffisamment élevée pour procurer aux racines aériennes une alimentation constante pendant toute l’année. Dans ces régions la végétation est constamment majestueuse ; il y règne toujours un air salutaire, une vive lumière, et un printemps perpétuel. Les Palmiers, les Fougères arborescentes, etc., y rivalisent avec les plus grands arbres, et y protègent de leur abri tout une cohorte de lianes et de plantes épiphytes aux fleurs éclatantes les plus bizarres.

Si on dépasse l’altitude de 6,000 pieds, la chaleur s’abaisse déjà considérablement ; entre 8 et 10,000 pieds, le thermomètre dépasse rarement 20° centigrades vers le milieu de la journée, et la température s’abaisse parfois le matin jusqu’à zéro; là, existent encore un assez grand nombre d’Orchidées peu sensibles au froid. Entre 10 et 12,000 pieds, on en trouve encore, mais en plus petite quantité, et jusqu’à 14 ou 15,000 pieds au-dessus du niveau de la mer, non loin de la limite des neiges perpétuelles des Andes.

Parmi ces Orchidées, il en est qui produisent leurs fleurs sur des tiges épaisses, aoûtées, dépouillées de feuilles, et cela pendant la saison sèche, et qui trouvent alors les sucs nécessaires à leur développement. D’autres, qui vivent en épiphytes, fleurissent sur des troncs élevés, et parfois même au sommet des grands arbres, pendant qu’il en est qui vont chercher leur nourriture sur des débris d’arbres ou de végétaux amoncelés sur le sol. I1 en est aussi, mais en plus petit nombre, qui vivent dans les plaines arides exposées en plein soleil, à des altitudes considérables, où il règne une lumière vive, et parfois une température très basse.

La famille des Orchidées est une des plus nombreuses du règne végétal ; elle a des représentants dans presque tous les pays du monde ; mais c’est en se dirigeant et en s’approchant des régions tropicales qu’on trouve les plus beaux spécimens de cette merveilleuse famille ; la beauté, l’éclat des fleurs, ainsi que le nombre des espèces, va en augmentant au fur et à mesure qu’on approche de ces pays favorisés de la végétation ; là, les Orchidées, suivant la grande loi de la nature, ne
s’implantent plus dans le sol pour y puiser leur nourriture, elles perdent pour la plupart la vie terrestre pour se fixer sur les arbres, en s’accrochant à l’aide de leurs racines, d’une structure toute particulière, sur l’écorce, où elles parcourent les diverses phases de leur vie, puisant dans l’atmosphère qui les environne la chaleur humidifiée qu’elle contient, sans rien emprunter au sol.

En Asie, où sont les plus hautes montagnes du globe, il existe des races d’Orchidées d’une végétation vigoureuse et d’un noble aspect, dans les forêts chaudes et humides de l’Indoustan, etc. ; mais il en est de même qu’en Amérique, c’est à un certain degré d’altitude qu’on en trouve le plus grand nombre. Aux Indes Orientales, aux îles Philippines, à Bornéo, Sumatra, etc., on trouve des Phaloenopsis, Renanthera, Vanda, AErides, Saccolabium, Coelogyne, etc., d’une magnificence vraiment hors ligne. Bien que la plupart de ces espèces croissent dans les régions chaude et humides, et exigent par conséquent une assez forte dose de chaleur pour bien se développer dans nos serres, il en est cependant un bon nombre appartenant aux genres cités ci-dessus, qui croissent à des hauteurs assez considérables et dans des conditions climatériques bien plus tempérées.

De ce qui précède il résulte : que pour bien cultiver les Orchidées qui croissent sous les diverses latitudes et altitudes de ces pays chauds, l’amateur doit disposer :

1° d’une serre chaude humide pour y cultiver les espèces qui proviennent de l’Inde-Orientale, des parties chaudes de l’Asie, etc., et qui
croissent dans les bas fonds des terres chaudes jusqu’à environ 2,000 pieds d’altitude

2° d’une serre tempérée pour les espèces américaines, mexicaines, et des zones tempérées des
autres pays chauds

3° et d’un compartiment plus froid réservé dans la serre tempérée, pour recevoir pendant la période du repos celles qui proviennent des altitudes les plus
considérables; car, plus les plantes se trouvent dans des conditions climatériques élevées et conséquemment moins chaudes, plus leur saison de repos doit être prolongée.

Un grand nombre d’espèces de serre chaude, c’est-à-dire originaires des vallées chaudes et humides du niveau de la mer ou à peu près, n’ont qu’un court repos et végètent presque constamment ; on leur diminuera tout simplement les arrosages jusqu’au retour de la végétation.

Nous concluons donc que les Orchidées d’Amérique et des contrées tempérées de l’Asie peuvent être cultivées dans des serres chauffées de 10 à 15° centigrades de température moyenne ; celles de l’Inde, et des régions chaudes du globe, dans des serres de 15 à 20° centigrades au moins pendant l’hiver.

Pendant l’été, lorsque le soleil fera monter la chaleur de la serre à Orchidées de l’Inde et des pays chauds au-dessus de 30° centigrades, on pourra commencer l’aération, mais seulement dans le haut, afin d’éviter une trop grande chaleur à l’intérieur. Pour celles d’Amérique et des pays tempérés, cultivées en serre tempérée, on pourra commencer l’aération aussitôt que les rayons solaires feront monter la chaleur à 20° centigrades. Toutes les espèces froides, c’est-à-dire
celles qui proviennent d’altitudes considérables, peuvent être maintenues dans des serres tempérées-froides pendant l’hiver, avec 8 à 10° centigrades de chaleur sèche, sans inconvénient. En Angleterre, on les cultive fréquemment dans des serres basses à raisins, où les vignes sont dirigées de manière à ce que la couche de feuillage existant entre les vitres et les Orchidées ne soit que d’une épaisseur moyenne.

Nos collections d’Orchidées se sont considérablement enrichies depuis le commencement de ce siècle ; l’élégante inflorescence de ces plantes, filles de l’air, aux panicules ressemblant à des volées de papillons et d’insectes de toutes formes et de toutes dimensions, exhalant les parfums les plus suaves et les plus délicieux, les firent admettre dans les collections de tous les amateurs d’horticulture. Combien de voyageurs se vouèrent dans ces derniers temps à la recherche périlleuse de ces belles plantes, créées la plupart pour vivre sans toucher la terre, suspendues aux troncs d’arbres sous l’épais ombrage des forêts vierges de l’Inde et autres pays chauds ! Parmi les voyages des botanistes ou naturalistes éminents accomplis en grande partie pour l’introduction en Europe des Orchidées nouvelles, nous pouvons citer en première ligne ceux de MM. J. Linden, L. V. Houtte, J. Veitch, Marius Porte et Libon, ces deux derniers victimes de leur dévouement à l’horticulture ; G. Wallis, qui parcourt encore en ce moment les affluents de l’Amazone pour le compte de l’établissement Linden, à la recherche des plantes nouvelles et particulièrement des Orchidées. Beaucoup d’entre eux, non contents d’en avoir introduit un grand nombre, ont encore publié des travaux d’une grande importance sur les Orchidées et autres plantes tropicales, qui feront époque dans les annales de l’horticulture. Parmi ces travaux mémorables, nous citerons en première ligne celui du docteur J. Lindley : Genres et espèces d’Orchidées (The genera and species of Orchidaceous plants, 1 vol. in-8°, publié de 1830 à 1840), contenant la description d’environ deux mille espèces d’Orchidées, comprises dans plus de trois cents genres.

Le même auteur publia encore depuis, dans le Folia orchidacea, le Sertum orchidiaceum, le Botanical Register, le Flower Garden, etc., un grand nombre d’Orchidées rares et nouvelles.

Le Xenia orchidacea, ouvrage magnifique où sont illustrées un grand nombre d’Orchidées remarquables, par Reichenbach fils; le Linnoea et leBotanischeZeitung, etc. ,journaux allemands dans lesquels le même auteur publie également un grand nombre d’Orchidées nouvelles ou rares depuis
cette époque.

L’excellent ouvrage de Bateman sur les Orchidées du Mexique et du Vénézuela de Blume sur celles de l’archipel Indien et du Japon; le Pescatorea, publié par
MM. Linden, Planchon, Reichenbach fils et Luddemann; le Botanical Magazine, par sir W. Hooker et son fils; la Flore des serres et des jardins de l’Europe, publiée par M. L. V. Houtte; la Revue horticole, par E.-A. Carrière; la Belgique horticole, par M. Ed. Morren; l’Illustration horticole, par Ch. Lemaire; le IVe volume du Manuel général des plantes, arbres et arbustes, par MM. Duchartre et Carrière, etc., contiennent aussi la description et les planches coloriées d’un grand nombre d’Orchidées nouvellement introduites.

Les grands établissements d’horticulture et d’introduction pour les plantes nouvelles, qui entretiennent à grands frais des collecteurs sous les tropiques et dans les diverses parties du monde pour l’importation des Orchidées et autres plantes, tels que ceux de MM. J. Linden, à Bruxelles, qui passe pour en avoir introduit le plus grand nombre; H. Low, à Clapton, et Veitch, à Chelsea (Londres); Luddemann, Thibaut-Keteleer et A. Rivière, à Paris, ont également introduit beaucoup d’Orchidées et autres plantes de serre dans ces dernières années. Aujourd’hui, l’horticulture possède au-delà de quatre mille espèces d’Orchidées exotiques, décrites et cultivées en Europe.

Ce nombre très-considérable d’espèces rares et nouvelles, introduites dans un espace de temps relativement très-court, prouve suffisamment la faveur avec laquelle ces merveilleuses plantes furent accueillies des amateurs.

Le point essentiel, et qui est la base principale de la culture des Orchidées, est de leur procurer un milieu favorable, c’est-à-dire une bonne serre chaude humide pour celles qui proviennent des pays chauds, et une serre tempérée pour celles qui proviennent d’altitudes plus ou moins considérables. Placées ainsi dans les conditions qui leur sont propres, le succès de leur culture en sera assuré. Toutefois, il existe une catégorie d’Orchidées à feuillage orné et coloré, appartenant pour la plupart à la tribu des Néottiées, qui réclament les soins les plus minutieux de l’art du jardinier; telles sont les Anoectochilus, les Goodyera, les Physurus, etc. Il leur faut, pour bien prospérer, les parties les plus chaudes de la serre, où on doit encore les tenir sous cloche ou dans des petits coffres recouverts de châssis, et les soumettre à l’attention la plus scrupuleuse, en les entourant de la plus grande propreté. Pendant l’hiver, surtout, il faut les surveiller de près, car de même que beaucoup d’autres Orchidées, les Anectochiles doivent être maintenus dans un milieu beaucoup plus sec pendant toute la période du repos que pendant celle de la végétation.

M. Blume donne des détails très-intéressants sur l’état naturel de ces miniatures d’Orchidées dans leur pays natal, et les naïves légendes indiennes qu’il raconte sur ces charmantes petites plantes suffisent pour nous convaincre de la difficulté de leur culture. En voici la reproduction : « Le nom malais de Daun petola, qu’on leur donne dans ces pays, signifie plante herbacée, dont le feuillage, richement orné et coloré, ressemble à une étoffe de soie très-précieuse appelée petola. On raconte que dans l’antiquité il apparut sur ces côtes, pour instruire le peuple perverti, une des divinités de l’Olympe indien, revêtue d’une écharpe de cette étoffe, mais que bientôt, non seulement méconnue, mais même persécutée par les habitants de ces contrées, la divine messagère quitta ces parages pour se rendre dans les forêts presque inaccessibles des montagnes; et que, soit pour se soustraire aux persécutions de ses antagonistes, soit selon tout autre dessein dont le sens échappa aux simples mortels, elle se dépouilla de son écharpe céleste, qu’elle cacha entre les rochers les plus couverts de mousse.

Dès lors, plus heureuse à convertir les montagnards comme frappés de terreur sur l’éclat du signe splendide de sa haute mission, la divinité voulut perpétuer le souvenir de son séjour dans ces contrées.

Les yeux et les esprits de la population étant disposés maintenant à la contempler dans toute la majesté de sa gloire, la déesse lui accorda la faveur de se montrer à tous sous la petola, ce tissu merveilleux emprunté à l’Olympe. Cependant, le gage précieux devait retourner à son origine. Heureusement, il avait assez longtemps séjourné entre les rochers pour que, par la grâce de la divinité bienveillante, il en sortît quelques germes doués de la puissance d’en reproduire au moins l’image, témoin encore aujourd’hui le Daun petola. Mais à peine la nouvelle de l’apparition de cette plante miraculeuse s’était- elle répandue, que les habitants des plaines les plus éloignées se portèrent en masse vers les montagnes pour satisfaire leur curiosité. A l’aspect de ce chef-d’oeuvre, non seulement c’était à qui pourrait l’acquérir, mais ils enviaient même aux habitants des montagnes jusqu’au souvenir que la divinité leur avait accordé en témoignage d’affection. La convoitise de ces gens en vint au point qu’ils voulaient s’approprier et ne voir briller en aucun pays que le leur cette admirable production, dont ils se crurent exclusivement en possession dès qu’ils eurent détruit jusqu’aux dernières traces de ce qu’ils n’avaient pu emporter des montagnes. Cette joie impie pourtant, ajoute le narrateur, devait être de courte durée. Malgré toutes les peines qu’ils se donnèrent pour conserver leur précieux butin, la plante divine dépérit de jour en jour, au point qu’il n’en resta bientôt plus la moindre trace, et qu’en même temps le souffle de la divinité rendit une nouvelle vigueur aux germes qu’elle avait déposés chez les montagnards reconnus dignes de la protection de l’Olympe. »

Le sens de cette légende, c’est qu’en vérité le déplacement et la propagation des Anectochiles offrent déjà, même dans leur pays natal, des difficultés presque insurmontables. Quel tribut d’admiration ne devons-nous pas payer à l’art qui a su vaincre tous les obstacles, l’étendue de la distance, tant de variations atmosphériques et d’autres influences nuisibles qui s’opposaient au transport et à l’introduction de ces charmantes Orchidées dans nos serres! A peine existe-t-il à présent un jardin botanique en Europe qui n’en possède au moins quelques espèces, joie et orgueil des vrais amateurs.

Elles sont si recherchées qu’on en est arrivé à usurper le nom d’Anectochile en faveur de bon nombre de plantes de nos serres. Mais depuis que la désignation a été appliquée par les horticulteurs à plusieurs plantes tropicales, tant des Indes Orientales que de l’Amérique, qui, pour avoir dans le velouté et la disposition des nervures de leurs feuilles assez de ressemblance avec ces charmantes Orchidées, les Anectochiles n’en restent pas moins un genre tout différent ; aussi quelle
confusion dans la nomenclature ! Il faut bien reconnaître, toutefois, que la plupart des Orchidées de la tribu des Néottiées, à laquelle appartient le genre Anoectochilus, ont aussi les feuilles plus ou moins veloutées, et que les nervures à couleurs éblouissantes des Anectochiles se rencontrent non seulement dans plusieurs autres Néottiées, mais aussi dans quelques plantes appartenant à la tribu des Aréthusées, comme par exemple dans le genre Coryanthes et quelques autres.

C’est à la suite de tant d’introductions nouvelles d’une si grande importance pour l’horticulture et la botanique, que M. A. de Candolle a pu dire à l’ouverture du congrès botanique réuni à Paris le 16 août 1867, que nous approchons de l’époque où on connaîtra tous les genres de plantes. Combien en effet d’espèces d’Orchidées connues depuis longtemps et qui n’avaient jamais été introduites, ont vu le jour en Europe dans ces dernières années ! Tels sont les Selenipedium caudatum, l’Uropedium Lindeni, et tant d’autres espèces remarquables qui sont en notre possession depuis peu d’années.

Les amateurs peuvent donc aujourd’hui, parmi les nombreuses espèces et variétés cultivées en Europe, en se bornant à en prendre l’élite, en réunir quelques centaines d’espèces du plus haut mérite ornemental, et se former des collections de plantes choisies, propres à leur procurer des fleurs bizarres, aux coloris les plus riches et les plus délicats, exhalant les parfums les plus précieux de la flore tropicale tout entière.

Bon nombre d’amateurs s’imaginent encore que, pour aborder la culture des Orchidées tropicales, il faut une mise de fonds considérable et de grands frais d’entretien. Il n’en est rien; la culture des Orchidées, étant bien dirigée, n’est pas plus coûteuse que toute autre. Si on trouve que celles qui exigent la serre chaude demandent des frais de chauffage trop considérables, on peut en trouver un grand nombre, parmi celles qui croissent à des altitudes plus ou moins considérables, auxquelles suffira la serre tempérée et même la serre tempérée-froide, et qui ne le cèdent en rien pour la beauté et la fraîcheur aux espèces qui exigent la serre chaude.

Les Anglais, qui cultivent depuis longtemps cette catégorie d’Orchidées dans des serres tempérées et même dans des serres à raisins, trouvent qu’elles n’exigent pas plus de frais de dépenses et d’entretien que la culture des plantes de serre ordinaires.

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